Le Parfum au vert


Grâce ou à cause de cette pandémie mondiale, la nature est au devant de la scène pour nous faire rêver en senteurs. Si nombre de matières premières de parfumerie trouvent une origine naturelle, notre palette s’est enrichie au fil du temps de nombreuses compositions issues de synthèse. Composer des formules "green" et respectueuses de l’environnement, développer des flacons ou des packaging éco-conçus, doit devenir la nouvelle norme et c’est ce que propose Brume Orpin dans ses développements sur-mesure.


Plus que jamais, la perte du goût et de l’odorat liés au Covid-19 met l’accent sur l’importance de ces sens qui rythment notre quotidien, notre vie et qui impactent notre mémoire. Le retour à une vie plus « authentique », à des expériences plus fortes et mémorables nous apparaît alors comme une évidence primitive de notre « instinct de vie ». Le parfum qui était alors un produit d’apparat pour paraître « face au monde », redevient essentiellement un produit « cocooning » pour l’intérieur, qui stimule le bien-être ou un parfum de peau, pour soi ou ses proches. Voyons ensemble, comment le parfum se met au vert et quels sont les impacts de cette révolution sur notre métier…

1. Les créations de parfums « clean » coûtent plus chers

Les matières premières naturelles sont de plus en plus rares, certaines ont également peu à peu disparu de nos palettes, car utilisées en trop grandes quantités, elles pouvaient être nocives. Pour celles dont nous disposons toujours, il faut prendre conscience de la longue chaîne agricole qu’elles nécessitent. Leur acheminement de pays souvent lointains et leur type d’extraction sont des vrais points d’attention. Penser un parfum « clean » réduit donc considérablement la liste de nos ingrédients et c’est bien là que le bât blesse. Si l’on s’interroge à chaque étape, l’exercice est de « haute volée ». Cette contrainte de sourcing en création, fait bien sûr monter considérablement le prix/kilo.


2. Un parfum écologique ne peut pas contenir de matières premières issues de synthèse

La synthèse est un fabuleux ressort de créativité en parfumerie et composer avec de la chimie verte est essentiel. Au delà de prôner le « 100% naturel », Tiphaine Cogez Cousseau, fondatrice de Brume Orpin, aime à expliquer comment, se passer de pétrochimie peut révolutionner le geste parfum sans pour autant oublier la synthèse propre. Même si le coût de la formule peut être multiplié par 3 ou 4, il va de soit que l’avenir est là. Elle travaille d’ailleurs avec ses équipes depuis plus de 18 mois à un projet de marque à l’ADN engagé.


3. L’intérêt grandissant pour le naturel – explications

Encore peu de marques affichent 100% : parmi les pionniers du bio, nous pouvons citer 100Bon, Acorelle et Melvita, suivies des marques comme Ormaie, Floratropia ou Essential Parfums au positionnement plus sélectifs. Ces marques ont devant elles un boulevard pour communiquer, éduquer et se développer. Néanmoins le naturel ne fait pas tout et certains points méritent d’être éclaircis…Pour mieux consommer, nous vous invitons à comprendre que, si une eau de toilette est concentrée à 10%, elle contient 10% de concentré de parfum. Si ce dernier est entièrement composé d‘ingrédients synthétiques, mais mélangé avec 90% d’alcool végétal (issue de blé ou de betterave généralement), on arrive à un parfum à 90% naturel.

Les marques peuvent alors surfer sur cette « ouverture » réglementaire. Si c’est un point d’attention pour vous, mieux vaut alors opter pour le 100% ou des parfums biodégradables. Heureusement en Europe, les réglementations liées au parfum sont nombreuses et contraignantes, les matières utilisées sont donc bien entendu sans effets nocifs dans les proportions utilisées et le sourcing des matières premières est toujours vérifié.


4. Qu’est-ce qu’un parfum clean ?

Le concept de « clean beauty » a émergé ces dernières années autour d’une notion qui va au-delà de la quête d’ingrédients naturels. C’est une philosophie qui prône plus de transparence et qui vise à limiter l’impact environnemental, social et sociétal de notre filière. Néanmoins à ce jour, aucune réglementation n’existe vraiment pour valider la véracité de ces actions. Reste là, à écrire de nouvelles habitudes de création, de communication, d’éducation et de partage de notre métier.


Retrouvez "Nos belles rencontres" (articles des amis de Brume Orpin sur le Blog et linkedin) et apprenez-en plus sur: Anne-Charlotte Moulard / Nathalie Baetens / Antonin Anzil / Madelijn Vervood / Pierre Robinet / Ophélie Dumay et Marine Lozet.

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